Soutien scolaire
Du soutien scolaire sous égide municipale pour les enfants des familles rochelaises qui en ont besoin, afin d’offrir une alternative au « marché privé et commercial »
Le contexte
Partout en France, la pauvreté et la précarité augmentent, en particulier dans certaines catégories de la population comme les étudiants. Faute d’une allocation nationale d’autonomie pour tous les étudiants leur permettant de vivre et de se consacrer à leurs études, une très grande partie d'entre eux sont obligés de travailler pour financer tout ou partie de leurs études, acceptant des emplois souvent mal payés, aux horaires inadaptés, et sans rapport avec leurs formations.
Par ailleurs, les problèmes d’éducation sont patents : l'école publique est fragilisée par des réformes politiques contestées (voir récemment celle du baccalauréat) qui ralentissent et compliquent l’apprentissage. Elles mettent les enseignants dans des situations pédagogiques difficiles, notamment en termes de suivi personnalisé des élèves. Elles vont creuser les inégalités sociales entre enfants et jeunes, et aggraver la reproduction sociale.
Pour autant, l'investissement des familles dans l'école est puissant et les espoirs placés en elle sont très élevés. Ceci se traduit par des demandes de soutien scolaire, qui sont partiellement accueillies par l'Education nationale et les associations qui travaillent en partenariat avec elle. Certaines demandes se tournent souvent vers des acteurs privés, créant ainsi de nouvelles inégalités sociales avec les familles qui n’en ont pas les moyens.
Notre réponse
Nous proposons la mise en place d’un nouveau service municipal qui pourrait contribuer à répondre localement à toutes ces problématiques.
Sur le modèle du « sport vacances », il proposerait, pendant les vacances scolaires, des stages de soutien scolaire pour les collégiens volontaires avec leurs familles, animés par des étudiants volontaires rémunérés, sous la responsabilité de professionnels de l’éducation, selon une grille tarifaire dépendant du niveau d’imposition, avec des tarifs accessibles à toutes les bourses, et pour certaines familles gratuites.
Le principe serait qu’un étudiant suive un collégien pendant une semaine, une fois par jour (les séances pourrait durer 2 heures) sur une matière (français, mathématiques, anglais, sciences, histoire-géographie), en travaillant avec lui sur les difficultés rencontrées durant le trimestre précédent. Chaque étudiant embauché pourrait s’occuper au maximum de deux élèves différents par jour (un le matin, un l’après-midi).
Les avantages attendus
-
Les familles aux revenus modestes, qui ne peuvent se tourner vers les acteurs privés qui monopolisent le marché, pourraient bénéficier pour leurs enfants d’un service de soutien scolaire à moindre coût et contrer ainsi un éventuel décrochage ;
-
Les étudiants volontaires trouveraient là une source de revenus complémentaires, avec un double intérêt : celui de s'adapter à leur propre charge de travail au sein de l'université (horaires compatibles) et celui de s'appuyer sur leurs savoirs et compétences propres ;
-
Le système pourrait susciter des vocations enseignantes à une époque où l’Éducation nationale a du mal à recruter ;
-
La mairie compléterait l’action des associations locales qui luttent d'ores et déjà contre le décrochage scolaire, dans un contexte de baisse globale des dotations aux acteurs associatifs. On favorisera d'ailleurs la mise en place de synergies.