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Une politique des mobilités sociale et écologique


La question des mobilités, comme l’ont révélé des crises récentes comme celle des Gilets Jaunes, relève autant de problématiques sociales qu’environnementales. Les études de l’INSEE montrent bien à quel point les familles ont quitté le territoire communal rochelais pour peupler l’agglomération, dans les zones périurbaines. L’obligation de mobilité automobile touche donc avant tout des populations qui n’ont pas les moyens d’habiter la ville, tandis que celle-ci doit gérer des flux en constante augmentation venus de l’extérieur comme au sein de son territoire propre.

Ce système, qui entretient les inégalités sociales et génère de très importantes nuisances environnementales, doit être remis à plat, ce qui passe par une réforme articulant tous les modes de transport.


 

Nos propositions


 

  • Le réseau SNCF : la Communauté d'Agglomération doit dialoguer avec la communauté de communes Aunis-Atlantique, la Région et la SNCF pour obtenir une véritable liaison TER pendulaire entre La Rochelle et Marans, en ouvrant des haltes à Périgny, Dompierre et Andilly-les-Marais.

  • Le réseau de transport en commun de l’agglomération :

    • Assurer la gratuité, qui est une politique à la fois sociale (permettre la mobilité pour tous) et écologique (limiter l’empreinte de l’automobile). La mesure est un choix politique fort qui a un coût mesuré car la billetterie ne couvre qu’une faible partie des frais de fonctionnement du service et qui peut être compensé par une participation des entreprises à la mobilité des employés et à la décarbonisation de l’agglomération ou par une contribution légère (incluse dans le prix du ticket) des visiteurs lors de grands événements rochelais.

    • Engager l’extension du service, sans laquelle la gratuité est inutile : les expériences menées dans d’autres villes montrent que le public n’accroit son usage des services gratuits que si l’offre évolue. Il faut donc repenser l’offre de transports en commun à l’échelle de l’agglomération : densification de la couverture spatiale et augmentation de la fréquence. Habiter les communes de l’agglomération ne doit pas être une condamnation à l’automobile et les transports en commun doivent présenter une souplesse telle qu’ils attirent un nouveau public.

    • Renforcer l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite : en finir avec la limitation à un aller/retour par jour offerte par l’actuel service Isigo ; à l’occasion du renouvellement du matériel roulant, envisager des bus à plancher surbaissé et/ou palette rétractable.

    • Poursuivre la création de parkings relais, notamment dans le sud de la ville et de l’agglomération, qui en est dépourvu.

  • Le réseau cyclable :

    • Généraliser le principe de la piste cyclable en site propre (séparé de la circulation automobile) et non de la bande cyclable.

    • Assurer la continuité du réseau.

    • Étendre systématique ces principes à l’agglomération pour résorber les angles morts de la circulation cycliste.

    • Installer sur les bus de l’agglomération des systèmes permettant d’y accrocher son vélo pour permettre une multi-modalité douce.

    • Créer sur des sites stratégiques (les gares de l’agglomération, etc.) des parkings à vélo collectifs et sécurisés, à la manière néerlandaise.

  • La circulation automobile : les mesures précédentes ont comme objectif de réduire la proportion de l’automobile dans les mobilités urbaines. La place de la voiture en ville peut être encore réduite et à terme le sort du parking Saint-Jean-d’Acre, qui est un anachronisme en termes d’urbanisme, pourra être repensé.

Dossiers détaillés

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